VIVE le stress

March 30, 2017

Le stress, un véritable phénomène, Il n’y a qu’à regarder le nombre de livres et d’articles qui y sont consacrés.

Ceux-ci, en plus de nous expliquer les effets du stress, nous proposent en général deux choses :

  1. Des conseils : vivez le moment présent, "positivez", lâchez-prise, simplifier vous la vie, reliez-vous à l’essentiel. Dans les faits cela ne s’avère pas si simple, et le plus souvent peu de choses changent vraiment dans notre manière d’être au quotidien une fois ces livres fermés. Ceci pour une raison simple, la cause majeure de ce qui nous empêche de nous épanouir davantage n’est pas relié à un manque de savoir, mais aux satisfactions émotionnelles (souvent inconscientes) que nous retirons de nos difficultés.
     

  2. Des techniques de relaxation ou de visualisation positive. Ces techniques peuvent être utiles ponctuellement, mais elles permettent surtout de gérer les manifestations du stress. Le risque est de rester démuni face aux situations qui ont causé ce stress et qui sont susceptibles de se reproduire, ou pire, de se scléroser dans des contextes de vie insatisfaisants en masquant simplement les symptômes de notre mal-être.


Qu'est-ce que le stress ?
 

Si souvent  le mot stress est employé dans le langage courant pour désigner un état physiologique et émotionnel face à une situation, en général avec une connotation négative, il peut aussi désigner ce qui a provoqué cet état ou parfois encore le processus d’adaptation à la situation, certaines personnes parlant alors de stress positif.

Pour mieux comprendre ce phénomène, prenons l'exemple de deux personnes qui ont un rendez-vous professionnel et qui sont coincées dans un embouteillage : la première angoisse, elle imagine sans cesse toutes les conséquences possibles si elle arrive en retard ou pire, manque ce rendez-vous, pour elle la situation est très stressante. La seconde personne se dit qu’elle ne peut rien changer immédiatement à la situation, elle décide de téléphoner pour prévenir de son retard, et en profite pour écouter de la musique, elle est nettement moins stressée.


Ainsi le niveau de stress dépend beaucoup de la façon dont nous percevons une situation et de notre capacité à nous y adapter. Et cette part individuelle est autant, voire plus importante que la difficulté de la situation en elle-même.


Plusieurs variables entrent en jeu dans notre perception d’une situation :

  • Nos ressources personnelles, ce sont toutes les capacités que nous mobilisons plus ou moins facilement pour nous adapter : créativité, logique, décision, action, lâcher-prise, etc.

  • Notre personnalité : sommes-nous plutôt combatif, prêt à relever tous les défis ou au contraire recherchons-nous la tranquillité ? Comptons nous avant tout sur nous-même ou demandons-nous facilement de l’aide ?

  • Notre état physique et psychologique, qui influence énormément notre façon de percevoir une situation et le sentiment d’être capable ou non de nous y adapter.

  • Nos expériences passées, qui peuvent conditionner nos réactions et nous conduire à relativiser ou à dramatiser une situation présente.

  • Nos croyances et nos conditionnements du type : "Je dois être le meilleur",ou encore"Sois parfait" qui peuvent être d’importants générateurs de stress.

  • Le sentiment de maîtriser ou non notre existence, qui est étroitement lié à notre confiance en nous.

 

Stress et sophrologie :
 

La particularité de la démarche sophrologique telle que l’a conçue son créateur le Pr Alfonso Caycedo, est de ne pas proposer de simples techniques de relaxation, mais plutôt, en s’intéressant à un phénomène comme le stress, de mieux se connaître et de favoriser son épanouissement personnel.

 

La première pratique que vous proposera dans la majorité des cas un sophrologue est la Relaxation Dynamique. Contrairement à ce que laisse penser cette dénomination, il ne s’agit pas de se détendre. La pratique régulière de ces exercices, qui sont inspirés de certaines pratiques orientales, va constituer un véritable travail de fond, progressif et méthodique, visant à se relier à son corps, à ses sensations, à l'image que l'on a de soi et et à mobiliser ses capacités.

 

"Il est étonnant de constater comment le simple fait de prendre mieux conscience d’un phénomène
comme le stress dans sa réalité vécue peut permettre des changements positifs."

 

En parallèle à cette pratique, votre sophrologue vous proposera d’autres types de techniques pour répondre à vos besoins spécifiques.  Ainsi, en fonction du contexte et de vos attentes, la thématique du stress pourra être abordée à plusieurs niveaux :

 

1er niveau : la gestion des manifestations du stress

 

Il s’agira essentiellement de savoir diminuer l'intensité des manifestations négatives du stress.

 

Si ces techniques peuvent être utiles ponctuellement, il ne s’agira pas en sophrologie de vouloir simplement se débarrasser de ses tensions psychologiques, émotionnelles ou physiques. En effet, celles-ci ne sont souvent pas là par hasard et indiquent qu'il est peut-être nécessaire de changer quelque chose dans sa manière d'être.


2ème niveau : la prévention
 

C’est un travail sur l’équilibre général visant essentiellement à préserver ou retrouver une bonne vitalité.

 

Deux aspects seront particulièrement abordés :

  • L'équilibre physique, pour lequel sera couramment proposé une démarche de redécouverte et de maîtrise de facteurs comme la respiration, le tonus, la concentration, l’écoute du corps, ou encore la relation au plaisir.      
     

  • L'équilibre psychologique, qui dépend de la clarté de ses valeurs de vie et de sa capacité les satisfaire dans les différents aspects de sa vie.

 

3ème niveau : la capacité d’adaptation


La démarche sophrologique va permettre une meilleure conscience et maîtrise de tous les facteurs qui entrent en jeu dans la capacité d'adaptation. L'entraînement permettra de préserver son temps et son énergie, tout d’abord face aux situations courantes du quotidien, qui, mal gérées, sont souvent les plus génératrices de stress négatif (pneu crevé, réflexion d’un collègue de travail, éducation des enfants…), jusqu’aux situations beaucoup plus difficiles (licenciement, deuil, maladie…).

 

Voyons, à travers un exemple simple, les étapes qui pourront être travaillées :

 

Imaginez que vous allez faire votre plein d’essence dans une station-service, mais la pompe que vous alliez utiliser est en panne:


1ère étape :Gérer ses éventuelles émotions (énervement, colère, frustration, etc.).

 

Face à une pompe à essence, qui plus est en panne, nul besoin de mobiliser un stress important.

Garder un niveau de stress proportionné à une situation suppose dans un premier temps de savoir non seulement gérer mais, au-delà, comprendre et utiliser les éventuelles émotions qui peuvent se manifester.

 

2ème étape : Accepter ce que l'on ne peut pas changer.


Si certaines choses sont naturellement très difficiles à accepter, la perte d’un proche par exemple, il est plus étonnant de constater à quel point certaines personnes ont du mal à accepter qu’une pompe à essence soit en panne.

Cela consistera parfois à élargir sa façon de voir les choses, à donner du sens, à être moins dépendant, pour accepter ces aspects de la vie que l’on ne maîtrise pas et qui parfois la compliquent : le temps qu’il fait, le caractère d’une personne, le fait que les voitures tombent en panne, vieillir, etc.

                                                                                                                                                      
3ème étape : Définir ses objectifs : qu'est-ce que je veux ?


Faire le plein, arriver à l’heure à mon rendez-vous ou que cette pompe soit signalée en panne ?
Si cela peut paraître évident dans certains cas, il est fréquent que face à une difficulté, une personne ne se soit pas demandé ou ne sache pas clairement ce qu’elle veut.

 

4ème étapes : Agir.     

     
Chercher une pompe qui fonctionne ou aller à son rendez-vous et mettre de l’essence plus tard ou encore aller voir le responsable de la station. Il s’agira surtout d’agir en cohérence avec son objectif.

 

Les difficultés dans les deux dernières étapes sont souvent relatives à un manque de confiance en soi, autre thème majeur en sophrologie, qui apparait très souvent comme étant à l’origine des problèmes d’adaptation et pour lequel le sophrologue pourra proposer un accompagnement spécifique.

 

                    "Le meilleur antidote au stress est la confiance en soi" Dr Gisèle GEORGE.

 

Et vous, à quelle étape avez-vous le plus souvent des difficultés ?

 

Au final, apprendre à mieux gérer son stress amènera à vivre son quotidien en se sentant en accord avec soi-même et en mobilisant efficacement ses capacités d’adaptation. Cela permettra de préserver sa santé et d’avancer plus libre et serein dans la vie. Voilà qui résume bien la finalité de la démarche sophrologique.

 

 

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