ÉTATS GÉNÉRAUX DES ÉCOLES DE SOPHROLOGIE
Pour la première fois en France, à l'initiative du Syndicat des Sophrologues Professionnels, de la Coordination des Écoles Professionnelles en Sophrologie et de la Société Française de Sophrologie, se sont tenus les états généraux de la formation en sophrologie.Étaient présentes 35 écoles de sophrologie sur environ 64 écoles recensées en France, avec l'idée de faire un état des lieux des formations existantes, tous courants confondus, et de réfléchir ensemble à travers différentes commissions à un tronc commun de formation.
Tout cela fut passionnant à plus d'un titre. Tout d'abord l'occasion de nombreuses rencontres avec des directeurs d'écoles travaillant différemment ou développant d'autres courants de la sophrologie que la sophrologie dîtes « Caycédienne » que nous pratiquons à l'école. Les commissions de travail ont été très riches, laissant apparaitre des différences parfois importantes, moins dans l'idée de ce qu'est la sophrologie que dans la conception de la formation et de l'évaluation des futurs sophrologues. Mais malgré toutes les différences, c'est avec beaucoup d'ouverture et dans une véritable volonté de qualité que chacun a contribué pour poser des bases communes dans le contenu et la durée des formations.
Ont également été invités à ces états généraux, le chef du bureau des professions libérales au ministère des P M E. ainsi que le chef de la mission organisation de contrôle à la direction du travail, de l'emploi et de la formation professionnelle.
L'intervention du premier représentant a sensibilisé chacun au statut le plus courant des sophrologues en exercices, à savoir l'exercice libéral dans un cadre non règlementé, quant à la reconnaissance du titre de "sophrologue" qui supposerait une règlementation particulière, il est apparu évident que ni le ministère, ni les sophrologues ne souhaitaient mettre en place un cadre règlementé, mais qu'il appartenait plutôt à la profession de s'organiser et de définir des critères de qualités dans les formations et une information sur la profession.
Pour le second intervenant, il a été question des critères de validité pour qu'une formation puisse entrer dans le champ de la formation professionnelle continue. Le point principal étant que la formation doit aboutir à de nouvelles compétences professionnelles évaluables, à bien différencier d'une simple pratique de développement personnel.
C'est donc dans une ambiance très chaleureuse et constructive que se sont tenus ces premiers états généraux. Cela est très prometteur pour l'avenir de notre profession et je ne manquerais pas de vous tenir au courant des suites de ces travaux.
Norbert Cassini